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Lettre inattendue de Marianne Laforte, ma nouvelle amie-blogueuse, mais aussi collaboratrice!

Marianne Laforte - collaboratrice Mamanbooh

Il y a quelques semaines, j’ai reçu une lettre inattendue dans ma boîte de courriel. En la lisant, j’étais à la fois passionnée et le cœur gonflé de gratitude. Cette lettre, c’est un vrai cadeau précieux d’une valeur inestimable. Et la bonne nouvelle, c’est que vous aussi, vous allez pouvoir en profiter. Curieux? La voici!

Lettre à Julie

Julie,

Je te suis depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux. Pas loin de cinq ans. Et je me sens vraiment proche de toi, même si tu ne me connais pas beaucoup. C’est que vois-tu, tu crées une réelle proximité avec les gens qui te suivent, on a l’impression de faire partie de ton village virtuel et réellement, tu réussis d’une façon créative à former une belle communauté autour de toi.

Je t’ai connue avant que je sache que j’avais un enfant différent. Puis, j’ai cheminé et je me souviens d’un moment où j’ai réellement compris que mon quotidien n’était pas celui d’une maman typique. Je courrais littéralement du matin au soir après cette petite boule d’énergie attachante, mais infatigable et insatiable de curiosité (et qui ne parlait pas). Mon petit électron libre, ma Yéyé.

Maman d’enfant différent

Alors, moi aussi, j’étais maintenant une maman d’enfant différent, oui comme toi. Avec tout ce qui vient avec d’extra-ordinaires dans nos vies.

Et je me suis reconnue dans tes défis, à un degré différent. Nos enfants ont de besoin d’un petit plus. Un petit plus qui peut être variable dans l’espace et le temps. Alors l’évolution de nos enfants se fait à travers nos efforts et notre accompagnement (à plusieurs niveaux, comme aidantes naturelles) ainsi qu’à l’accompagnement et le coaching de plusieurs spécialistes.

Nous devons donc apprendre le langage des techniciens en éducation spécialisée, orthophonistes, ergothérapeutes et orthopédagogues, sans compter les neuro-spécialistes de plusieurs disciplines de la médecine ou de la psychologie. Il faut aussi apprendre le vocabulaire et développer des aptitudes apprises en consultation avec les spécialistes dans notre quotidien. Et on devient des spécialistes nous-mêmes, les spécialistes de nos enfants d’abord.

Nos enfants qui sont bien plus que des stéréotypes, ce sont aussi des petits êtres humains avec leurs propres particularités à respecter. Ce n’est pas facile élever un enfant à besoins particuliers, on doit prendre les décisions les plus éclairées pour les besoins de nos enfants tout en étant conscient que nos décisions ont des impacts sur leur développement et ce qui est le mieux pour eux. J’en parlais d’ailleurs ici, dans un billet plus tôt ce printemps.

Comme une amie

C’est un peu après le diagnostic de ma fille que ma cousine m’a proposé de me prêter ton livre. Que j’ai lu dans un voyage pour le travail en une bonne grosse soirée à l’hôtel. Une soirée émotive et intense. Je pense que c’est depuis cette lecture que je te considère un peu comme une amie. C’est drôle de même!

Alors voilà, tu fais un peu partie de ma vie. Depuis quelques années maintenant. Comme une amie lointaine, mais que j’accompagne (et parfois, j’ai aussi l’impression que tu m’accompagnes dans les similarités de certains éléments de nos quotidiens). La franchise avec laquelle tu abordes les gens sans flafla et sans filtre dans la vie est aussi frappante. Il est rafraichissant de rencontrer une personne comme toi, tu es vrai. Tu es toi.

Un appel

Quand j’ai vu que tu avais des collaboratrices, en la présence de Karine Guy, quelqu’un qui te ressemble beaucoup à plusieurs points de vue, j’ai vu une belle collaboration. Comme si vous étiez toi et Karine deux soeurs de coeur et d’esprit. C’est évident qu’il y a beaucoup de similarité dans vos vécus. C’est vraiment beau à voir cet échange. J’y voyais une belle affiliation naturelle.

Puis, quand j’ai vu quelques semaines plus tard, que tu te faisais accompagner par une fille plus différente, mais complémentaire comme Kloé Théberge-Martin (que je ne connais pas encore, soit dit en passant), avec son métier dans l’enseignement et le soutien, j’ai comme senti un appel moi aussi.

Oui, un appel. J’avais envie de faire partie de la gang. Je pensais pouvoir apporter une autre couleur à la palette qui commençait à t’entourer. J’ai décidé de t’écrire cette lettre.

Voici donc qui je suis

Je suis spécialiste en santé-sécurité et je travaille à temps plein. J’interviens dans le secteur automobile, donc à des lieux des besoins de mon enfant. Mon conjoint même s’il est retraité, à plein de projets et notre quotidien à un rythme semblable celui d’avoir une entreprise à la maison.

Sans compter mon blogue, Maman d’une petite Yéyé, qui lui aussi donne l’impression d’avoir une entreprise à la maison. Nous sommes donc très occupés et tout le monde collabore.

Notre famille est la troisième famille reconstituée de mon conjoint, mais sa seule fille qui habite périodiquement avec nous demeure avec sa mère en Suisse alors, nous la voyons quatre semaines par année.

Mon #METIME à moi

Je ne t’ai pas rencontré à la fin de semaine de #METIME comme les autres filles. Mon projet, c’est d’aller méditer 10 jours à Vipassana. Dix heures par jour. Dix jours pour travailler vraiment fort mon moi, sans les enfants et les aléas de la vie quotidienne. C’est le cadeau que me fait mon mari pour mon quarante-deuxième anniversaire. Pour me recentrer, me poser. Et me reposer aussi, du quotidien, mais aussi quelques parts de moi-même, de mes vieux réflexes, mes habitudes plus ou moins ancrées. Me ressourcer pour revenir simplement. Revenir et juste être le plus possible dans le moment présent.

J’ai bon espoir, lors de mon premier séjour à Vipassana, j’ai eu l’impression que mes dix jours s’étaient transformés en un mois. Oui, oui, l’équivalent de trente jours de paix intérieure et de m’occuper de moi, toute moi, juste moi. J’espère bien en faire tout autant cette année. Pour ça, il faudra me reparler dans quelques semaines pour le savoir.

Je vais beaucoup m’ennuyer de mes enfants, mais surtout de mon bébé. Vois-tu mon bébé m’a beaucoup partagée avec sa grande soeur autiste depuis sa naissance. Et j’ai un peu le sentiment de ne pas avoir été collée sur lui assez longtemps. J’ai donc eu de la difficulté à partir méditer.

Vois-tu, il dit les mots « Papa » et à la longueur de journée. J’entends rarement « Maman ». Mais c’est drôle parce que mon chum trouve que comme « Auto » c’est mon travail (mon organisme s’appelle « Auto Prévention » pis je porte des vêtements de travail avec le logo dessus, tsé!’) mon fils parle aussi de moi à la longueur de la journée à sa façon!

Je sais que je suis importante, mais en étant avec Papa à longueur de journée, il est normal que sa figure d’attachement principale se soit transférée à Papa suite à mon retour au travail après mon congé de maternité.

Je sais aussi que mon bébé m’aime beaucoup. Sa façon d’enfouir son visage dans mon cou quand je le prends dans mes bras, son sourire et nos moments de tendresse à nous sont si importants. Malgré tout, je ne pars pas méditer si facilement que ça. Ces 10 jours de méditation se font sans aucun contact avec le monde extérieur. Je ne pourrai donc pas parler à mes enfants durant ce séjour. Un gros effort quand même.

Lors de mon séjour il y a dix ans, mariée, mais sans enfants, j’avais vraiment apprécié le travail d’une jeune maman dans la vingtaine qui laissait ses deux cocos à la maison avec son conjoint comme moi.

Il faut vraiment un conjoint compréhensif au service et en harmonie avec la méditation pour permettre à ceci de se manifester. C’est une grande joie, maintenant mon mari actuel ne fait pas que me laisser faire, il me l’a offert (sachant que je souhaitais vraiment y aller), il m’accompagne donc vraiment dans ma démarche.

Ah, le fameux moment présent !

J’espère revenir avec une présence dans le moment d’une grande qualité. D’apprécier ce que la vie me donne. D’avoir l’énergie pour naviguer quelques traversées houleuses ou des tempêtes (à venir ou pas) dans les prochains mois, prochaines années peut-être.

Mais surtout, être sur la ligne de l’abondance et de l’appréciation de ma chance de vivre cette vie humaine, même quand elle demande des efforts plus qu’humain. Je sais que je suis ici pour ça.

Vivre. Cheminer. Aimer.

Je ne te promettrai pas de trop grosses montagnes comme c’est là. Je t’avoue que j’arrive à bout de souffle à mon projet de méditation. La dernière année de travail à temps plein, jumelée aux besoins de mes enfants et de ma conciliation travail-famille, m’a complètement épuisée.

Je suis fatiguée. Beaucoup. Énormément.

Je tiens le coup. Mais pour être honnête, je suis arrivée en vacances, complètement sur le carreau, avec une infection de la gorge nécessitant des antibiotiques et une infection oculaire virale assez intense (j’étais hypercontagieuse, l’opthamologiste consulté en urgence m’en a informé) qui a nécessité le lavage de toute la literie de la maisonnée et des mesures d’hygiène exceptionnelles. Donc, en congé maladie, épuisée totalement.

Alors la semaine passée, j’ai décidé de prolonger mes vacances d’une semaine pour aller méditer seule avec moi-même. Je pars les amis. Je pars pour mieux revenir. Pour mieux vivre le moment et atteindre un meilleur niveau de conscience. Parce que tout le quotidien de notre petite famille est très affecté par mon niveau de stress. Ça devrait aider tout le monde à être plus zen au jour le jour. Notre vie devrait être plus douce. En tous cas c’est mon souhait.

Ma collaboration sur Mamanbooh

Pour ma collaboration ici, je te promets de partager avec toi et les lecteurs qui te suivent des moments vrais, intenses et cocasses parfois. Des fenêtres de mon quotidien de maman. Mais également, de mon cheminement de maman ordinaire dans le domaine de la croissance personnelle et de la spiritualité.

J’aimerais savoir, par curiosité, si d’autres personnes de ta communauté qui ne t-on peut-être jamais rencontrer dans la « vraie vie », se sentent aussi comme ça, un peu comme si tu étais leur amie… ou quelques choses du genre?

À un rythme variable dans l’espace et le temps. Le plus possible en harmonie avec mon travail, ma vie de maman et notre quotidien qui va à un rythme de fou, comme la plupart des parents d’ailleurs.

Au grand plaisir d’échanger avec tes lectrices, lecteurs et toi!

Marianne

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 Mais quelle belle surprise! Quel beau cadeau que cette lettre! J’ai eu la chance de rencontrer en vrai, Marianne, il y a un peu plus d’un an chez un client pour qui j’avais organisé un Facebook Live au sujet de l’autisme et de l’information et j’étais secrètement impressionnée par…elle.

J’ai de la difficulté à préciser cela avec des mots, mais je sentais qu’elle avait quelque chose de spécial et profond et en lisant sa lettre, j’ai compris que mon intuition était bonne. J’apprécie aussi son esprit rigoureux

Julie xx

Pour en apprendre plus sur ma collaboratrice:

Crédit photo: Susie Galarneau

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