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À vos marques, prêts, partez!

Un message de l’AQOA
(Association Québécoise des orthophonistes et des audiologistes)

Notre association appuie le projet de Leetal Cuperman, orthophoniste à l’’Hôpital de Montréal pour Enfants. Leetal a mis sur pied le projet « À vos marques, prêts, partez! » en collaboration avec d’autres collègues orthophonistes. Ce projet vise à sensibiliser les décideurs de façon à augmenter les effectifs en orthophonie et à réduire les listes d’attente, particulièrement pour les enfants.

Leetal a besoin de votre aide pour arriver à ses fins. Elle fait appel à vous tous et toutes pour demander aux parents d’enfants présentant un retard ou un trouble de langage de rédiger une lettre semblable à celles que vous avez en annexe, (une lettre en français, une lettre en anglais) en expliquant les problèmes de l’enfant. Vous devez faire parvenir ces lettres à l’adresse suivante: leetal.cuperman@muhc.mcgill.ca. Leetal et ses collègues aimeraient recevoir au moins 300 lettres d’ici la fin de juillet 2009. Nous vous remercions de votre collaboration.

Voici le projet:
Mai 2009
À vos marques, prêts…partez!

Bonjour,

Connaissez-vous un enfant qui présente un retard ou un trouble de langage? Avez-vous essayé d’accéder à des services dans le réseau public mais avez renoncé étant donné les listes d’attente? Êtes-vous intéressé à jouer un rôle actif dans l’amélioration des services publics d’orthophonie au Québec?

Nous avons de bonnes nouvelles pour vous. Il y a des orthophonistes qui travaillent à améliorer la qualité des services offerts aux enfants. Ils font partie du projet À vos marques, prêts… partez! Leurs objectifs incluent :
– Diminuer les listes d’attente sans en affecter la qualité des services rendus en communication
– Trouver des solutions aux causes fondamentales des longues listes d’attente via des sessions de remue-méninges.
– Susciter l’intérêt des politiciens sur ce sujet

La façon la plus efficace de susciter un intérêt pour cette situation est lorsque vous (parents, professionnels) parlez des enfants et partagez vos expériences vécues dans le réseau public. Nous vous encourageons à agir de deux façons :
1. Écrire une lettre pour expliquer votre histoire (voir un exemple de lettre pour vous aider)
2. Envoyer un courriel à À vos marques, prêts… partez! (
leetal.cuperman@muhc.mcgill.ca) afin de permettre au groupe de partager l’information avec les politiciens concernés.

Nos buts sont les suivants:

1) Collecter 300 lettres provenant de parents et de professionnels d’ici la fin juillet 2009
2) Trouver un porte-parole (célébrité) pour le groupe À vos marques, prêts…partez! (laissez-nous savoir si vous connaissez une personne intéressée)
3) Faire connaître 3 histoires vécues dans les journaux, 2 à la radio et 1 à la télévision (laissez-nous savoir si vous avez des connaissances dans le monde des médias)
4)Collaborer avec d’autres disciplines qui travaillent avec ces enfants telles que: psychologues, ergothérapeutes, éducateurs spécialisés dans le langage, orthopédagogues, ou toutes professions qui pourraient être impliquées dans cette cause.

Nous recherchons des personnes qui veulent faire une différence. Si vous êtes cette personne, ou si vous connaissez un parent ou un professionnel qui pourrait être intéressé, SVP contactez Leetal Cuperman à leetal.cuperman@muhc.mcgill.ca. Merci de votre support

Exemple de lettre
À qui de droit,

Je vous écris cette lettre pour vous raconter l’histoire de mon fils Matthieu. J’ai commencé à m’inquiéter de son langage à l’âge d’un an et demi. Comparé à son frère aîné qui au même âge parlait déjà en courtes phrases, Matthieu ne pouvait communiquer qu’en criant et en pointant du doigt. Depuis, il n’a jamais babillé.

J’ai fait part de mes inquiétudes au pédiatre de Matthieu à sa deuxième visite annuelle, mais elle m’a persuadée d’attendre pour voir ce qui se produirait, puisque Matthieu était encore très jeune et qu’en général les garçons parlent souvent plus tard que les filles. Même si je n’étais pas d’accord et même si je voulais que mon fils soit vu dans un hôpital pour enfants, il fallait que mon pédiatre fasse la référence, j’ai donc dû attendre. Au cours de l’année qui suivit, j’ai parlé avec plusieurs parents d’enfants de l’âge de Matthieu. Tous connaissaient quelqu’un qui avait un enfant ayant commencé à parler tard, mais qui finalement avait rattrapé son retard. Mais mon fils lui-même n’a montré que peu de progrès au cours de cette année, malgré tous mes efforts pour lui apprendre à parler.

À son troisième rendez-vous annuel, le pédiatre de Matthieu a finalement accepté de le référer au département d’orthophonie d’un hôpital pour enfants. Quand j’ai parlé à l’hôpital on m’a dit qu’il fallait attendre un an et demi pour son évaluation. J’étais en larmes. J’avais déjà attendu si longtemps, comment pouvait-on me demander d’attendre encore? J’ai donc pris une décision importante. En attendant, j’allais chercher des services dans le secteur privé.

J’ai été étonnée d’être encore mise sur des listes d’attente. Au moment où l’hôpital m’a rappelé pour mon rendez-vous, Matthieu avait déjà été évalué par une orthophoniste en pratique privée et avait déjà reçu six mois de thérapie. Il avait fait un peu de progrès, mais son développement du langage était toujours bien loin de celui des autres enfants de son âge. L’orthophoniste de l’hôpital a diagnostiqué un retard sévère de langage réceptif et expressif, avec hypothèse d’un trouble de langage. Quand j’ai soulevé la question de thérapie, on m’a dit que Matthieu serait inscrit sur une autre liste d’attente, et qu’on ferait le suivi dans six mois. Lors de ce suivi, comme mon fils présentait toujours de graves problèmes de langage, l’orthophoniste de l’hôpital nous a référé à un centre de réadaptation, où la liste d’attente était d’encore une année.

Au moment où mon fils a commencé la maternelle, il n’avait reçu que deux mois de thérapie dans le système public avant que son dossier soit fermé. Aujourd’hui il est dans une classe de langage en deuxième année, mais il a toujours des problèmes. Même s’il peut parler en utilisant des phrases simples, les autres enfants se moquent de lui et le traitent de “bébé”. Matthieu a toujours bien des difficultés à suivre les consignes et a besoin qu’un ami l’aide dans la classe. Malgré ses difficultés, il est assez intelligent pour réaliser qu’il n’est pas comme les autres, et ça me brise le cœur. Je reste très inquiète pour son futur. Pourra-t-il recevoir son diplôme de secondaire V? Abandonnera-t-il l’école? Trouvera-t-il du travail et sera-t-il capable de contribuer à sa communauté, sa ville, son pays?

Je ne peux que me demander comment sa vie (et la mienne) serait différente s’il avait reçu de l’aide aussitôt qu’il en a eu besoin ?merci aussi de prendre position pour nos enfants! À vos marques, prêts… partez!

Enfin un projet concret qui ne repose pas seulement sur les épaules d’un individu (d’une maman dévouée, mais épuisée!?!) et qui aura une portée des plus intéressantes. Il me semble que 300 lettres, c’est assez réaliste quand je pense à tous les parents et les enfants que je connais déjà et qui ont un retard et/ou un trouble de langage. À moi toute seule, c’est déjà 2 sur 300!!!

« Sa peu pas nuire au enfanys ayant des trouble de lamgagues.!!! » : comme dirait mon amie Nancy, qui m’a partagée cette source. Je pourrais même dire que faire une action de ce genre, ça fait du bien, c’est thérapeutique et si en plus, ça peut changer et faire bouger un peu les choses, c’est parfait! Alors, je compte sur vous pour publiciser ce projet! Merci…

Solidairement, Mamanbooh!!

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