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Fin d’une étape ou le moton dans le gorgoton!

Fin d'une étape ou le moton dans le gorgoton! par Julie Philippon
Fin d’une étape ou le moton dans le gorgoton: Fillette attentive, pendant la cérémonie de remises des diplômes

Hier, j’accompagnais Fillette à la cérémonie de finissants de sa cohorte alors que celle-ci poursuivra l’an prochain au primaire pour une dernière année.

Une dérogation pour rester au primaire une année de plus

Suite à de nombreuses démarches, la commission scolaire a accepté que notre fille, qui aura encore 11 ans à la rentrée, puisse continuer de grandir dans son corps et dans sa tête avant son passage au secondaire.

Ce ne fut pas facile, personne n’était d’accord avec nous au départ autant du côté du personnel que de la direction. Pourtant, si ma fille était née 26 jours plus tard, il n’y aurait même pas eu de démarche à faire.

Une petite année, ce n’est pas magique, elle ne va pas reprendre le retard accumulé lors des six dernières, mais cela va lui permettre de gagner un centimètre au deux, de prendre un peu de maturité alors qu’elle aime encore écouter Mini TFO, Dora et toutes les histoires de princesses.

De continuer son apprentissage de l’autonomie, de vivre des réussites, de développer son assurance et son estime de soi. Nous aurions beaucoup aimé qu’elle poursuive avec ses amis, de dire qu’elle est prête elle aussi pour la cour des grands, etc.

Mais au delà de tout ça, de nos désirs, du jugement des autres, des regards, etc. C’est pour son bien à elle que nous avons multiplié les démarches, convaincus que nous avons fait le meilleur choix.

Une cérémonie comme un autre test

Hier, par contre, c’était difficile et je suis encore KO suite à toutes ces émotions.

C’était la remise des diplômes et la fête des finissants. J’accompagnais ma fille et répondant du mieux à ses questions, je suis convaincue que sa place était avec ceux avec qui elle était depuis le début de l’année, même si pour elle, la toge et le certificat iront à l’an prochain.

J’avais peur qu’elle ne comprenne pas tout.

Qu’elle se fâche ou qu’elle aille beaucoup de peine.

J’étais submergée par des sentiments contraires, j’ai pleuré en cachette, vive les grands foulards et les longs cheveux pour se cacher dedans!

Les handicaps invisibles le deviennent de plus en plus lorsque les enfants grandissent. Les différences se multiplient comme autant de deuils qui font mal, mais dont on n’a pas le temps de vivre, parce que c’est déjà le tour du prochain quand on vient juste de comprendre (ou savoir comment l’écrire) le petit dernier.

Je me réjouis pour tous les finissants, pour ses amis, pour leurs parents et les nombreux adultes qui entourent nos jeunes, les accompagnent, etc.

Mais moi, j’ai de la peine.

Comme un gros moton dans le gorgoton.

Et vous, comment vivez-vous la différence de vos enfants, au quotidien? Et dans les moments importants?

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