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Besoin de silence pour accueillir les deuils et panser mes peines

SLA Julie Philippon mamanbooh
Une plante dans mon jardin pour mon père qui n’est plus. Crédit photo Julie Philippon

Je suis bien silencieuse, j’ouvre à peine mon ordinateur quelques heures par jour et encore, mon cell? Quel cell? Je l’oublie sur le comptoir, dans mon lit, dans l’auto, etc.

La télé? Ça fait longtemps que je ne la regarde plus.

L’actualité? Après l’avoir suivi, prédit et commenté pendant deux ans, cette pause me fait du bien, mon niveau de stress baisse, devoir toujours trouver, trois fois par semaine, le bon sujet qui nous allume assez pour en faire un billet d’opinion était plus demandant que je ne pouvais le croire.

La radio? Seulement dans mon auto et encore, ma fille a une fixation sur un CD de chansons de…Noël, alors on écoute des chansons de Noël!

Hier, après plusieurs jours de pause, j’avais du travail à faire, des piges à remettre, des photos à prendre et ça a fait du bien, simplement.

Je me suis accrochée les pieds devant cette plante offerte par une amie, qu’on appelle les « bleuets », mais qui est aussi la fleur emblématique de la SLA, la maladie qui a emporté mon père et une petite partie de moi que j’essaye de retrouver depuis.

Je suis nostalgique, mais de plus en plus calme, le contact de la nature me fait du bien, j’ai réalisé que je suis tout simplement en train de me poser.

Enfin, il était temps.

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