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Le sommeil chez l’enfant, pas de tout repos

Le sommeil chez l'enfant n'est pas de tout repos pour les parents. C'est un sujet de conversation qui revient encore et encore. #sommeil #enfant #besoinsparticuliers #troublesdusommeil #trucs #conseils #sefaireconfiance
Photo by Alexandra Gorn on Unsplash

Comme pour bien des parents, le sommeil de mes enfants est un sujet de conversation qui revient souvent. Parce que le sommeil de mes enfants m’affecte personnellement. C’est moi qui me lève encore la nuit pour un coco qui pleure ou qui a envie de jouer. Je me questionne régulièrement sur ce que je fais de « pas correct » avec mon mini pour qu’il ne fasse pas encore ses nuits à presque deux ans. J’ai décidé de mettre ensemble quelques-unes de mes pistes de réflexion dans un billet.

Ma compétence face au sommeil

On va se le dire, y’a pas une mère qui est vraiment plus compétente que l’autre. On ne nait pas mère, on le devient. Et ça, ça vient avec des remises en question régulières sur nos façons de faire et bien de l’adaptation.

Premier enfant

Quand j’étais « non mère », j’étais sûre que la routine était la clé du « succès ». Et moi, la routine, je suis vraiment bonne là-dedans. Donc, quand je suis devenue mère, j’ai instauré une routine stricte à mon premier. Dodo toujours à la même heure, lever toujours à la même heure. S’il était réveillé entre les deux et qu’il était calme, je le laissais babiller sans aller le voir. C’était merveilleux. Mon enfant faisait ses nuits assez tôt, à 6 mois, tout roulait comme sur des roulettes. J’étais satisfaite de moi, j’étais sûre que j’avais fait une méchante bonne job avec lui et que c’était reproductible avec les suivants.

Deuxième coco

Et là, mon deuxième est arrivé. Déjà, il y a eu le choc de sa trisomie 21 à la naissance. Ça m’a pas mal déstabilisée. Mais il y a aussi eu les difficultés de sommeil dans les premiers deux ans. J’ai rushé pas mal disons-le. Il n’a pas fait beaucoup de nuit avant d’avoir 18 mois. Puis j’en suis venue à le laisser pleurer. Mon cœur voulait fendre en deux. Ça a été hyper difficile pour moi et pour lui. Je ne trouvais pas de meilleur truc qui fonctionnait pour nous. Je me sentais démunie. La routine, même impeccable, ne fonctionnait pas avec lui. Après plusieurs semaines, les pleurs au coucher se sont calmés. Je me suis sentie revivre. Il était moins fatigué, les dodos allaient mieux. Et ça l’aidait. Ma conclusion, c’était qu’il devait être trop fatigué pour bien dormir. J’avais l’impression que j’avais enfin compris.

Mini coco

Et là, mon troisième est arrivé. Les nuits ont toujours été extrêmement difficiles avec lui. C’est comme si n’embarquait jamais dans un sommeil profond. Avant un an, il ne s’endormait que sur moi. On a vérifié s’il faisait du reflux, il ne semblait pas avoir de réaction à des aliments précis. Il était juste très dépendant de sa mère. Ça a été une très longue année. Puis il a commencé à aller à la garderie. Ça a aidé pour les siestes. Honnêtement, le fait qu’il fasse une sieste en journée à la garderie m’a permis qu’il fasse des siestes sans moi à la maison aussi. C’était déjà une grande victoire, mais ça ne réglait pas la nuit.

Les réveils fréquents, le besoin d’être toujours collé m’ont poussée à étirer le cododo. J’ai essayé de le laisser pleurer, mais pour lui, c’était hors de question. Il ne pleurait pas en fait, il faisait des crises. Il devenait presque bleu tellement qu’il était en panique. J’ai essayé les livres, puisque ça fonctionnait bien avec son grand frère, ça a été un succès mitigé. Maintenant, il a presque 2 ans. J’arrive à l’endormir seul dans son lit, mais il fini presque toutes ses nuits avec moi. On pratique encore le cododo régulièrement. Je ne vois pas vraiment ce que je pourrais essayer de plus que ce que j’ai déjà tenté avec lui.

Quand mini se réveille la nuit, la seule place où il peut se rendormir, c'est collé sur maman.

Le sommeil est le seul ami qui ne vient pas quand on l’appelle. – Diane de Beausacq

Des faits sur le sommeil

Selon le guide Naitre et Grandir, un enfant d’environ 2 ans devrait dormir entre 10 et 13 heures dans sa journée. Ça inclut les siestes et ça ne fait pas la distinction entre heures continues ou non. Si je me fie uniquement à cette information-là, mon coco dort bien. Il dort suffisamment d’heures pour un enfant de son âge.

Voici les recommandations canadiennes pour le sommeil chez l’enfant. Bien sûr, ce sont toujours des approximations et on inclut les siestes dans le temps total.

  • De la naissance à 2 mois : 16 heures par jour (3 à 4 heures à la fois)
  • De 2 à 6 mois : 14 à 16 heures par jour
  • 6 mois à 1 an : 14 heures par jour
  • 1 à 3 ans : 10 à 13 heures par jour
  • 3 à 10 ans : 10 à 12 heures par jour

Les enfants vivant avec des HP, TSA, trisomie 21 ou autres peuvent avoir certains troubles de sommeils.

Même si je croyais que mon grand dormait bien, je me suis rendu compte vers ses 3 ans qu’il passait une grande partie de la nuit, éveillé, en silence. Comme je lui laissais un livre dans son lit pour les matins où il se réveillait plus tôt, il lisait une bonne partie de la nuit. J’ai dû retirer tous les livres de sa chambre pour qu’il puisse dormir mieux. Mais encore à 6 ans et demi, il a besoin de lire pendant la nuit et il se lève à l’occasion pour aller en chercher un. C’est commun chez les enfants HP.

Pour les enfants vivant avec la trisomie 21, les troubles du sommeil sont plus souvent liés à de l’apnée du sommeil. Mais ça peut aussi arriver que dans les périodes où plusieurs apprentissages surviennent simultanément, la qualité du sommeil soit moindre.

À cause de sa grande activité nocturne, je suspecte mon mini d’avoir un HPI lui aussi. Pendant ses périodes d’éveil, il veut avoir une conversation, ou il construit des choses (rails de hotwheels). Son cerveau est vraiment en état d’éveil. Il s’auto stimule beaucoup.

Les méthodes

La routine

Ça a super bien fonctionné pour mon premier. Ça fonctionne d’ailleurs pour la plupart des enfants. Avoir une routine de dodo établie aide l’enfant à savoir que l’heure de dormir s’en vient. La routine peut être très longue (bain, massage, histoire, cododo, dodo seul) ou très courte (histoire, dodo seul). L’idée, c’est d’avoir une constance et que l’enfant sache que l’heure du sommeil approche.

Le 5-10-15

C’est une méthode qui est très connue. On fait une routine de dodo et on retourne voir l’enfant après un laps de temps plus ou moins long. L’idée, c’est de créer une séparation graduelle avec l’enfant qui n’arrive pas à s’endormir seul. Ça pourrait très bien être 1-2-3 ou 7-14-21. Au fond, le but, c’est que ce soit graduel.

Le CIO (Cry it out)

Cette méthode est très controversée puisqu’elle recommande de laisser l’enfant pleurer (dans un endroit sécuritaire) jusqu’à ce qu’il s’apaise seul et s’endorme. L’idée c’est que l’enfant trouve seul une manière de se réconforter pour trouver le sommeil et qu’il comprenne que l’heure du dodo est arrivée quand le parent éteint la lumière et ferme la porte de sa chambre. C’est une méthode très éprouvante, tant pour le parent que pour l’enfant.

Le cododo

C’est une méthode proximale. Il s’agit de partager la même chambre ou le même lit que l’enfant. On considère le fait de partager la même chambre que l’enfant comme du cododo aussi. Même si la plupart du temps, on utilise le terme pour désigner le fait de partager le même lit.

Les fans du cododo disent souvent utiliser cette méthode parce que ça évite d’avoir à aller chercher l’enfant pendant la nuit. Personnellement, je l’utilise un peu par dépit. Mon mini ne se rendort pas ailleurs que dans mon lit la nuit. Ça me sauve bien des crises de sa part et ça me permet de rester un peu plus saine d’esprit.

Les personnes qui sont contre le cododo y vont plutôt d’arguments concernant la sécurité de l’enfant et la perte de qualité de sommeil pour le parent.

En conclusion

Le sommeil de l’enfant dépend de nombreux facteurs. Même si on aimerait tous que nos enfants dorment des nuits de 12h sans interruption, ce n’est pas souvent la réalité.

Il faut trouver un compromis qui convienne tant aux parents qu’à l’enfant. En respectant les limites de l’enfant et ce qu’il vit et en se respectant aussi comme parent, on peut trouver quelque chose d’harmonieux pour tous.

Je pense que le plus difficile la-dedans, c’est d’être confortable avec notre propre méthode et se sentir assez confiant pour ne pas se sentir coupable. Soyez doux avec vous!

Je me dis qu’à 15 ans, j’aurai sûrement de la difficulté à le réveiller hein?

Chez-vous? Quels trucs ont fonctionné pour le sommeil des petits? Votre réalité nocturne ressemble-t-elle à la mienne?

Karine Guy, Atypiquement Parfaite

Collaboratrice de Mamanbooh

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