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Charge mentale: Lâcher prise sur le fardeau de la mère

Horaire chargé et responsabilité de mère

Dans les dernières années, on a beaucoup entendu parler de la charge mentale. C’est un sujet tellement pertinent quand on devient maman.

J’ai fait quelques prises de consciences dernièrement sur ce que c’est, mais aussi, sur comment m’en sortir.

Qu’est-ce que c’est la charge mentale?

On a toutes une petite idée de ce que c’est, mais si on se rafraichissait la mémoire un peu.

Cette fameuse charge mentale, c’est la tâche — INVISIBLE — d’organiser tout ce qui se situe dans la sphère domestique: tâches ménagères, rendez-vous, achats, soins aux enfants, etc. Et c’est aux femmes qu’incombe le plus souvent cette responsabilité. – Isabelle Bergeron, Clin d’œil, 3 octobre 2017

Si je vous ouvrais la porte de ma maison

Chez-nous, c’est moi qui gère tout ce qui est en lien de près ou de loin aux enfants. Mon mari s’occupe de l’auto et de la maison à moins qu’il y ait urgence, alors c’est moi.

La principale raison pour laquelle on s’est campé dans des rôles plus traditionnels, c’est que mon mari travaille beaucoup (60 à 80 heures par semaine généralement) ou à l’extérieur de la ville.

Comme je suis la plus disponible, je suis devenue la responsable, par la force des choses.

Est-ce que ça fait mon affaire?

Non.

Est-ce qu’on pourrait y changer quelque chose?

Oui, si mon mari changeait d’emploi pour quelque chose de moins exigeant au point de vue de l’horaire.

On a donc décidé conjointement que c’était quand même la meilleure chose que je sois en charge, je vais en parler plus loin.

Pourquoi je ne partage pas les responsabilités quand il est disponible?

Pour plusieurs raisons. En fait, la principale, c’est qu’étant donné que je suis « en charge » la plupart du temps, je trouve ça très difficile de laisser aller ma responsabilité quand il est là. Il ne fait pas les choses à ma façon, il est moins efficace parce qu’il n’est pas habitué donc ça me dérange et je reprends les choses en main.

Lisez Comment réduire sa charge mentale?

Comment faire pour que la charge mentale ne soit plus un fardeau?

Selon les contextes, les solutions peuvent être différentes. Dans le cas de notre famille, je les ai regroupées en 3 catégories.

Partager la tâche

Pour partager, il faut être prêt à faire des compromis et accepter que l’autre ne fasse pas les choses à notre façon. Il faut aussi être prêt à vivre avec le fait que l’autre ne fera pas les choses à notre rythme non plus.

Si on veut que la vaisselle soit lavée immédiatement après le souper, mais que notre conjoint préfère coucher les enfants et remplir le lave-vaisselle dans le calme, on doit faire le choix de laisser notre conjoint aller à son propre rythme ou faire la vaisselle nous-même. Et si on choisit de faire la vaisselle nous-même, on ne peut pas reprocher à notre conjoint de ne pas nous aider.

Prendre soin de soi

Lâcher prise

On peut aussi laisser aller les choses qui sont moins importantes. Quand on n’a trop de choses à gérer à la fois, c’est nécessaire de prendre un temps pour réévaluer ce qui est prioritaire, ce qui est essentiel et ce qui est du superflu ou du luxe.

Parfois, on se met de la pression pour certaines choses qui, somme toute, ne sont pas si importantes que ça. C’est bien de faire un petit bilan à l’occasion pour réévaluer tout ça. On peut se rendre compte qu’on s’en met beaucoup trop sur les épaules et qu’on peut épurer notre liste de tâches quotidiennes.

Accepter les inégalités

Il y a aussi l’option d’accepter que la répartition des tâches soit inégale. Inégale ne veut pas toujours dire inéquitable en fait. J’aimerais bien laisser plus de rendez-vous à mon conjoint. Mais force est de constater qu’il est si peu à la maison qu’il n’a aucune idée de ce que je discute avec les spécialistes de mes enfants. Il ne sait pas ce qu’il y a dans le plan d’intervention de mon 4 ans, il ne connait pas le nom de la nouvelle travailleuse sociale à notre dossier. Ce n’est pas par manque de volonté, mais parce qu’il est absent, à cause du travail.

Quand je prends un rendez-vous, c’est beaucoup plus facile d’y aller en fonction de mon horaire à moi qu’en fonction des quelques jours où il sera en ville. Déjà que ces quelques journées sont bien remplies avec les petits travaux à faire autour de la maison. Son horaire est bien rempli, tant par le travail que par les tâches à son retour. On en a donc plein les bras tous les deux, différemment.

Est-ce un fardeau quand c’est un choix?

La charge mentale est souvent évoquée comme quelque chose de très négatif et à mieux répartir. C’est vrai que ce serait beaucoup plus agréable si les tâches liées aux enfants et au bon fonctionnement de la maisonnée soient réparties entre les deux conjoints. C’est vrai que ça allégerait le travail quotidien de mon cerveau et mon stress et celui de bien d’autres mères. Mais à la fin, ce qui rend cette charge un réel fardeau et quelque chose d’irréconciliable c’est de le percevoir comme une injustice plutôt que comme une décision de couple.

Une décision de couple

Nous en avons beaucoup discuté mon conjoint et moi du fait qu’il puisse se trouver un emploi moins prenant. Cette option revient à l’occasion dans nos discussions. Mais pour l’instant, ce n’est pas ce qui serait le mieux pour notre famille, pour plusieurs raisons. La principale étant qu’il ne se réaliserait pas en prenant un emploi de 9 à 5. Il n’y a aucune offre dans son domaine qui lui permettrait de faire ça. En ne se réalisant pas, il serait vraiment malheureux et ça signerait sûrement la fin de notre couple. Ce constat vient de moi.

Je le connais bien cet homme qui partage ma vie depuis 15 ans. Je l’ai d’ailleurs fortement encouragé dans sa carrière à ses débuts, bien avant qu’on prenne la décision de fonder une famille. Je savais donc à quoi m’en tenir et j’essaie de faire preuve de jugement et d’impartialité quand nous discutons de sa carrière.

Étant donné que nous avons choisi qu’il travaille dans un domaine exigeant au niveau des horaires, il va de soi que les tâches liées aux enfants retombe sur la personne disponible, moi. Est-ce plus facile pour moi? Non. Mais ça facilite un peu l’acceptation d’en prendre conscience.

Lâcher prise, encore et encore

J’ai encore énormément de travail à faire sur le lâcher prise et je dois aussi me mettre moins de pression sur les épaules. Je suis beaucoup trop exigeante envers moi-même. Tout le monde le sait, sauf moi apparemment. Cette pression que je me mets n’est pas saine et c’est ce qui rend ma charge mentale plus grande au bout du compte. Le jour où je vais réellement arriver à me retirer cette pression, je serai en mesure de prendre la vie un peu plus légèrement, malgré les responsabilités.

Je pense que beaucoup de mamans sont comme ça en général. Et c’est beaucoup pour ça qu’on se retrouve avec la charge mentale que nous avons.

Charge mentale s'aider à s'aider

S’aider à s’aider

Pour que la charge mentale ne soit pas un fardeau, c’est important de s’aider soi-même.

  • Prendre conscience de l’importance de lâcher prise plus souvent.
  • Se donner le droit à des pauses.
  • Demander de l’aide.
  • Prendre mieux soin de soi.
  • Décrocher plus souvent.

Il y a aussi bien d’autres trucs plus personnels qui permettent de mieux se respecter, de s’aider à s’aider.

Depuis plusieurs mois, j’essaie de prendre mieux soin de moi au quotidien. D’être plus à l’écoute de mes besoins à moi et de me faire passer avant dans ma liste de priorités. Ainsi, je deviens plus disponible pour ma famille. Je suis moins épuisée par cette charge mentale, qui elle, ne disparaitra pas demain matin.

De quelle façon affrontez-vous la charge mentale chez-vous? Mettez-vous des trucs en place au quotidien pour que ça ne soit pas un fardeau?

Karine d’Atypiquementparfaite.com

Collaboratrice pour Mamanbooh

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