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Une histoire de fourmis charpentières, 1re partie

Nous demeurons dans notre maison-bonheur depuis 5 ans déjà, ce fut un vrai coup de cœur, absolument pas dans ce
que nous recherchions : au départ, on souhaitait demeurer en banlieue,
proche de l’école que fréquentait Fillette. Mais les maisons qui répondaient à nos besoins étaient toutes trop chères
ou trop petites ou encore, elles manquaient de pièces. Mon conjoint avait déjà
la chance de travailler de la maison quelques jours par semaine, ça lui prenait
donc une belle pièce fermée et avec toutes mes passions, ça m’en prenait une à
moi aussi et surtout, on souhaitait que les enfants aient enfin chacun leur
chambre.

Enfin, une maison-bonheur
pour nous!

En faisant des recherches et en changeant notre façon de penser, nous
avons eu un coup de foudre pour une maison de campagne et en deux semaines,
nous vendions et achetions cette maison canadienne en grosses pierres, entourée
de champs, notre cour donnant sur la ferme des voisins (mais surtout, sur ses
chevaux) et alors que de l’autre côté de notre rang, la ligne d’horizon est
aussi longue que loin.
Une histoire de fourmis charpentières, 1re partie Julie Philippon
Avec Fiston, je parle de notre choix de vivre à la campagne, dans LaPresse, ici!

De la ville à la campagne

Nous sommes déménagés le jour de la Saint-Valentin, accueillis par de grands vents glacials et depuis, nous apprenons à vivre avec les intempéries, éloignés des services et de la civilisation, au milieu d’une nature riche, sauvage, généreuse et si belle.
Vivre
en région éloignée de tous nous a fait changer quelques habitudes, comme
toujours planifier d’avoir assez de lait ou encore d’essence, avant de revenir
à la maison pour être certains de ne pas en manquer, alors qu’on doit faire un
minimun de 10 km pour faire le plein ou des courses de base.
Dans un premier temps, nous avons terminé le sous-sol pour y aménager deux bureaux et une salle familiale, peint toutes les pièces de la maison, fait une longue liste de futures rénovations, que nous avons rapidement mises de côté alors que mon père devenait malade en même temps que les besoins de mes enfants se complexifiaient.

 

 

Lui donner un peu d’amour

Sans s’en rendre compte, les années ont passé, mon père nous a quittés,
les enfants ont grandi, nous avons renouvelé notre hypothèque et planifié de
faire des rénovations à l’extérieur pour le printemps, notre maison manquait un
peu d’amour, nous étions pour changer la toiture, toutes les fenêtres et
les portes et repeindre le bois à l’extérieur et teindre le patio à l’arrière.
C’était des projets excitants et stressants à la fois, beaucoup de choix
à faire, avec lesquels nous devrions vivre les prochaines années, voulant
respecter le style de la maison, tout en changeant un peu son look.

Au secours, des fourmis!

Alors qu’on attendait une confirmation pour le changement des portes et
fenêtres, il y a un phénomène étrange qui est apparu au milieu de ma fenêtre de
la salle à manger. Cela a commencé doucement, on ne voyait aucun insecte, mais
tous les jours, du bran de scie apparaissait au même endroit. Une nuit, il
avait doublé!

 

Quels sont les parasites
intérieurs au Québec ?
l’anthrène et l’attagène des tapis,
la fourmi charpentière, la souris, le rat norvégien (d’égout), la punaise de lit, la
blatte (coquerelle), la puce, la pollénie, le centipède, le cloporte commun et
vulgaire, le lépisme argenté, le mille-pattes, etc.
Là, j’ai un peu paniqué, cherchant à comprendre. J’ai même fait un appel
à tous pour savoir si quelqu’un avait une idée de ce qui se tramait dans mon
dos la nuit.
Confidence : mon Homme
et moi avons plusieurs talents, mais vous l’avez deviné, nous ne sommes pas des
bricoleurs.

Les pires histoires
d’horreur, puis…la nôtre!

J’ai lu et regardé tous les liens et j’avoue, j’ai commencé à paniquer.
Heureusement, une bonne amie [lien Caroline
Vallières
] m’a contactée en privé pour me partager sa propre histoire
(merci Caroline!). Elle m’a aussi encouragée à contacter rapidement une
compagnie d’exterminateur, V Extermination, avec qui elle venait de
faire affaire.
J’étais convaincue que ce n’était qu’un petit accident de parcours, mes
fourmis étaient si petites, ça ne pouvait être des charpentières, c’était certainement des fourmis de pavé ou autre chose, des petits
lutins?
Même chez nous! Pff!!!

Saviez-vous que les fourmis charpentières n’aiment pas le bois dur et en
santé, elles ne s’attaquent qu’à du bois mou, donc mouillé ? Cela est un bon
indice qu’il y a une infiltration d’eau quelconque et c’est important d’en
trouver la source pour éviter de plus grands problèmes.

Je n’avais pas vraiment le goût de faire venir une compagnie
d’extermination et que tous les passants remarquent un camion d’exterminateur,
devant MA maison. J’avais peur d’être jugée et j’avais le goût de crier : « non!!!
On n’a pas de coquerelle! Non, on n’a pas de punaise! Non, nous ne sommes pas
des malpropres! Non, nous [ici, insérez n’importe quel préjugé]! » Je n’étais
vraiment pas très zen avec la situation. L’auriez-vous été?

D’excitant à décourageant

Quand j’ai accueilli l’équipe des exterminateurs, j’étais un peu
inquiète, mais surtout excitée. Il faisait beau, ils expliquaient super bien,
on était pour régler le problème rapidement, mes fenêtres seraient changées
bientôt, ça serait pas mal beau et enfin, on pourrait passer à autre chose
comme…les vacances, les beaux jours, la décoration, etc.!
Malheureusement, après avoir fait le tour de toute la maison, à
l’extérieur comme à l’intérieur, devant ma mystérieuse fenêtre, le verdict est
tombé : j’avais (ou plutôt ma maison) des fourmis charpentières, misère!
Et on devait intervenir rapidement.
Ho! Non! Il y en a aussi dans les murs!
Nous en avons trouvé une ou deux et j’ai eu un petit cours sur comment
les reconnaître. Il a été convenu qu’on ferait un traitement à l’extérieur, un
à l’intérieur, mais que pour ce qui était de ma salle à manger, il serait mieux
qu’ils reviennent au moment où on enlèverait la fenêtre pour évaluer l’étendue
des dommages, trouver le nid, etc.
1.
Trouvez le nid!
On peut suivre les fourmis pour le découvrir.
2.
Utilisez les services
d’un exterminateur et faites les traitements recommandés à l’intérieur ou à
l’extérieur
3.
Modifiez les conditions qui favorisent l’infestation
par les fourmis charpentières. Comment ?
a.
Éliminez tout bois pourri ou infesté autour du
bâtiment.
b.
Remédiez au problème d’humidité dans la maison

Quand il n’y en a plus, il y
en a encore!

Le lendemain, ma maison a été envahie par l’équipe de construction (et
elle l’est toujours), l’exterminateur, Maxime,
était au poste lorsqu’on a commencé à enlever la fenêtre de la cuisine. J’étais
anxieuse, j’avais peur de voir une mer de fourmis envahir ma cuisine, un peu
comme dans un film d’horreur (oui, mon imagination est très fertile). Le bois
du milieu était pourri, avec les doigts, on était capable de l’enlever. Et plus
on en enlevait et plus…on en trouvait!

 

 

J’étais vraiment découragée

 

Est-ce que ma maison était infestée? Est-ce que la santé de ma famille pouvait en être affectée? Est-ce que les travaux seraient remboursés? Si oui, par qui? Est-ce que la valeur de ma maison était pour être affectée? Comment faire pour ne plus jamais vivre une telle situation?

Pour connaître la suite, lisez mon billet UNE HISTOIRE DE FOURMIS
CHARPENTIÈRES, 2e PARTIE ! (À venir)

Et vous, avez-vous déjà connu une telle situation?

Comment avez-vous réglé le problème?

 

V Extermination Fourmis juliephilippon

Divulgation :

comme toujours, les photos et les idées sont originales et m’appartiennent. Par
contre, j’ai eu la chance de recevoir des services de
V Extermination une division du Groupe Vertdure, ainsi qu’une compensation
financière pour écrire ce billet, ma santé mentale et moi les remercions!

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