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Mais, où sont les valets?

Ce matin, mon amie Danielle Verville ose dire ce qu’elle pense. Ça va en choquer quelques uns, en faire rire d’autres et surtout, ça risque de faire des vagues dans les prochains jours… Je ne serais pas surprise de voir ses propos repris ici et là et même d’apercevoir sa binette à la télévision.  Une chose est certaine, on va en entendre parler!
« 


Bon!  Vous avez lu?  
À moi maintenant de m’exprimer.
Cadeau reçu en cette semaine des enseignants,
et vous, y avez-vous pensé?
Pour ma part, mes propos sont plus nuancés… Je suis une maman, mais je suis aussi une enseignante!  
J’en vois donc de toutes les couleurs.  Des parents-rois, des parents-enfants, des parents-absents, des parents-valets, si vous saviez…
Je côtoie aussi autant d’enseignants, des passionnés, des épuisés (ça m’arrive!), des nouveaux, des usés, des périmés, des allumés, si vous saviez…
Une école, c’est comme une micro-société, on y trouve de tout. Du bon, du mauvais.  Du ordinaire.  Quoi que de ce côté, il y en a de moins en moins. Nos élèves, nos enfants, vivent de plus en plus de choses.  Les petits drames sont aussi nombreux que les objets perdus qui s’ennuient dans les bacs réservés à cet effet (et pour ceux qui ne savent pas, ça déborde toujours de ce côté).
Maladies, handicaps, séparations, morts, violence, pauvreté, dépendances diverses, troubles mentaux, etc… Si nous osions mettre un petit coeur rouge à côté de chaque nom, un enfant sur deux serait ainsi identifiés.
Les ressources manquent, l’argent aussi.  Mais, ici, je m’égare du sujet, non?  Alors, est-ce qu’après les  enfants-rois, il reste de la place pour les enseignants?  Où s’arrête le pouvoir d’un et commence celui de l’autre?  Est-ce vraiment un combat?
Non, pas dans ma façon de voir les choses. 
Je crois à un respect mutuel et à la collaboration,  je pense que dans la classe, je suis la reine, le grand chef alors qu’à la maison, c’est au parent (et non aux enfants) d’être le patron.  En début d’année, j’aime bien illustrer nos rôles respectifs ainsi: 
 « je ne vous dis pas comment faire votre sauce à spaghettis (d’ailleurs il existe au moins un millier de recettes, non?  Toutes aussi bonnes les unes que les autres), alors ne me dites pas comment enseigner, laissez-moi faire faire ma job! ».
Faisons-nous confiance!  Parlons-nous dans le respect mutuel en ayant le même but, allumer des étoiles dans les yeux des enfants pour le donner le goût d’apprendre et se dépasser. Donnons l’exemple.  L’erreur est humaine.  Je ne connais pas de parents, ni d’enseignants parfaits. Encore moins des enfants!
Naturellement, il y a toujours des abus.  Un prof ne devrait pas dire à quelle heure les enfants doivent se coucher, ça ne lui appartient pas.  Point.   Les parents n’ont pas non plus à décider du système d’émulation   choisi en classe ou de la collection utilisée en français. À chacun son royaume!
Et vous, quel genre de parent êtes-vous? 
Croyez-vous encore à l’école?
Lâchez-vous lousse!
Je vous donne la parole.

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