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Mes premiers amours :: les crayons de cire!


Je me rappelle avoir vu cela à la télévision de Radio-Canada alors que petite, j’écoutais les petits bonhommes le samedi matin et je buvais littéralement toutes les idées de bricolage…
Souvent, j’expérimentais les activités proposées en partant à la recherche de trésors dans ma maison. J’en ai fait des projets, j’ai ai découpé du papier!
Claude Lafortune était mon idole, il maniait les ciseaux comme des crayons avec un talent magique pour l’artiste en herbe que j’étais.

Des expérimentations, j’en ai faites: sels de bains colorés et parfumés, pelures de pommes séchées au four, orange piquée de clous de girofle, etc..
Mes idées étaient toujours bonnes, mais mes moyens réduits et parfois, ça faisait vraiment plouk! D’autres fois, j’en étais fière pour plusieurs semaines…
Puis, j’ai grandi, j’ai continué à bricoler, à colorier, à dessiner et même à « enjoliver » le agendas de mes copines au secondaire.
Je suivais des cours en arts à l’école avec passion tout en performant dans les matières traditionnelles (ok, sauf les sciences!) et puis, coup de théâtre lors de l’inscription pour le cegep, même si je pouvais aller pas mal partout, dans pas mal n’importe quel programme, j’ai choisi d’aller en arts plastiques!

J’ai finalement étudié 5 ans en arts plastiques. En l’écrivant, je me sens un peu comme une imposteure, je suis un peu gênée.
Pas en raison de mon choix d’études, mais plutôt parce qu’il ne reste presque plus rien de cette époque. J’ai enseigné les arts plastiques et les arts dramatiques au primaire quelques temps et suite à un séjour dans le grand nord et à un diplôme de 2e cycle en pédagogie, je me suis retrouvée à enseigner dans une classe à temps plein, au régulier en vivant plein de projets ici et là.
J’ai gardé une vision artistique, un sens des couleurs, des proportions, une facilité pour le dessin et… C’est pas mal tout. C’est probablement pour ça que je m’amuse autant avec les enfants et qu’Instagram me comble.
Je suis rendue que des fois, j’aimerais arrêter ma voiture pour photographier le clocher de l’église du village ou la lumière qui pointe au bout du champ, il faut le faire!
Je redécouvre le plaisir d’écrire, de doodler avec le journal créatif. Je pense que cela me fait beaucoup de bien. C’est une façon de prendre du recul, de fixer un moment, une inspiration ou même juste un mot!
Ce matin, en bricolant des coeurs givrés pour la St-Valentin, j’ai vécu un retour en arrière. Depuis un bon 35 que je m’amuse avec de simples crayons de cire, ça valait bien une bonne réflexion, non?
Et vous, aimiez-vous ça? Est-ce que vos parents vous encourageaient? Comme adulte, avez-vous des regrets? Moi? Ma réflexion n’est pas terminée, mais une chose est certaine, la créativité prend de plus en plus de place dans ma vie et je ne m’en porte que mieux.
Me reste maintenant à y être plus fidèle, à mettre de côté mon besoin d’avoir tous les outils dans mon coffre ou sur ma table, avant de commencer. Trop souvent, cela me freine. Même chose pour l’inspiration ou la peur du crayon. Et hop!

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