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Comment éviter LA crise?

Ce matin, c’était la 3e rencontre à Ste-Justine pour mon fils en psychologie et la première en ergothérapie. La semaine dernière, comme nos deux enfants avaient chacun un r.v. à quelques minutes d’intervalles, dans deux blocs différents, j’étais finalement allée en neurologie avec ma fille et j’avais laissé Papabooh accompagner Fiston. Heureusement pour nous tous, cela avait bien été.

Aujourd’hui, j’appréhendais un peu (pas mal beaucoup!) ma journée. J’avais pris le soin (il y a du progrès quand même) de prendre du recul, de consulter ma thérapeute, de trouver mes limites et de placer une ligne entre ce que j’acceptais comme crise (et coup !) et ce que je ne voulais plus vivre…
Dans ma tête, il était clair que même s’il avait besoin de ces évaluations pour établir un diagnostic et surtout un plan de match pour l’aider, c’était la dernière fois que j’allais avec lui à Ste-Justine si les conditions se détérioraient comme cela arrive parfois depuis 2 ans. Je ne suis plus capable de traîner une bombe gigotante de 50 livres qui hurle, qui frappe, qui mord, sur plus de 100 mètres. Imaginez sur presque 1 km!
Les règles et les conséquences étaient très claires et maintes fois répétées. Si ça allait bien, nous allions au cinéma juste tous les deux et dans le cas contraire, Fiston retournait au CPE parce que maman serait épuisée et qu’elle aurait besoin de se reposer après cette aventure, toute seule, pour éviter un drame! En fait, le retour au CPE est l’idée de Papabooh! Je la jugeais sévèrement avant de l’essayer, mais j’étais rendue là. Point.
De plus, Fiston avait un petit sac à dos contenant un kit pour la survie d’un garçonnet de 5 ans: gourde, collation, jeux de carte, domino, DS, etc… Et moi, j’étais habillée de mou, boostée au café, avec un petit sac léger et prête à tout!
Est-ce qu’aujourd’hui, nous étions pour éviter LA crise?
La suite demain…

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