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Merci vendredi – merci parents solidaires

Cette semaine, nous avons eu une très grosse semaine avec en seulement quelques jours, un changement de maison, d’ordi et de véhicule (les deux derniers n’étant pas inscrits au programme pourtant!). On a eu plus d’impévus qu’un buffet à volonté peut en offrir! Vous voyez l’image? Et comme au resto, il y avait des coups de coeur, des classiques et d’autres choses auxquelles on ne touche jamais. Le prix (lire le temps et l’énergie) était pourtant pas plus élévé que d’habitude!

Deux soirs de suite, je suis allées chercher Fiston à son CPE et j’ai eu droit à un accueil très désagréable: monsieur voulait aller à la maison, « toudesuite-Eee! » pour retrouver sa nouvelle chambre, ses jouets et surtout sa wii. Mais, nous devions aller chercher sa soeur ou faire une course alors les deux fois, je me suis retrouvée avec un hurleur-crieur qui envoyait des coups de bottes un peu partout (particulièrement sur sa maman) et essayait avec ses doigts de me griffer (vive les manteaux d’hiver!).
Je sais que ça fait beaucoup pour lui aussi… Qu’il vient avec des petits extras, mais c’est de plus en plus difficile pour moi de gérer une telle crise de colère comme la dernière. Il est grand, il est fort et il a beaucoup de coffre… La deuxième fois, j’arrivais d’un après-midi de thérapie avec Fillette, j’avais fait une entrevue avec une journaliste de Radio-Canada sur ma vie avec un enfant dyspraxique (lire: j’étais émotivement brûlée) et j’ai trouvé ça particulièrement difficile.
Heureusement, j’ai reçu du soutien et de l’empathie du personnel et de d’autres parents et je ne me suis pas sentie jugée, juste épaulée. Un papa à ouvert les portes de mon véhicule, une maman a tenu la porte du CPE en me glissant des bons mots et d’autres regards m’enourageaient dans ma péripétie. Un fois dans l’auto, j’ai fermé les portes et je suis finalement ressorti parce que je n’étais plus capable de l’entendre hurler… Je regardais le banc de neige et j’avais le goût d’ aller m’y coucher, je le trouvais plus accueillant que mon propre véhicule.
J’ai pleuré, comme ça, toute seule dans le stationnement puis, j’ai repris ma vie et fait ma job de maman. Après quelques kilomètres, mon fils s’est endormi épuisé et il a dormi comme ça jusqu’au lendemain matin. Quand enfin, j’ai pu moi aussi mettre ma tête sur l’oreiller, j’étais trop épuisée pour lire ou même feuilleter une revue, mais me rappeler la présence rassurance de ces parents m’a fait beaucoup de bien.
Ma vie n’est pas plus facile, même avec une maison-bonheur et toutes les belles choses qui nous arrivent, mais moi, je vais mieux et quand je sens que je ne suis pas seule, que d’autres parents sont là, témoins et solidaires, je l’apprécie beaucoup.
Merci Martin, Josianne, Isabelle et compagnie!
Merci Vendredi d’être enfin arrivé,
merci la solidarité,
je t’aime…

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