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Samedi de me plaindre mais…

En ce samedi matin, ça me dit de me plaindre parce:
– Comme vous le savez, l’épilepsie de ma Fillette n’est plus contrôlé et une période d’instabilité commence pour une période indéterminée
– Son ergothérapeute, sa physiothérapeute et notre neuro-psychologue sont ou parties pour relever d’autres défis ou en congé de maladie
– Mon fils aurait probablement lui aussi besoin de services d’ergothérapie en plus de ceux que nous lui offrons en orthophonie déjà au pr$vé
– Mon conjoint ira probablement travailler au centre-ville quelques mois, alors qu ‘il a la chance de faire du télé-travail, de participer à la vie quotidienne et de s’impliquer dans les thérapies des enfants
-Mon Homme (qui est aussi mon conjoint!) a des petits problèmes de santé, il commence une médication et nous devrons faire attention à notre style de vie
Mais…
– Ma fille est suivie par une excellente équipe à Ste-Justine et nous allons pouvoir compter sur leur support comme celui de toutes les personnes qui la côtoient au quotidien.
-Depuis un an, nous avons aussi des services d’orthophonie et d’ergothérapie au privé. C’est beaucoup d’argent (que nous n’avons pas vraiment), mais l’équipe est extraordinaire et elle est toujours disponible pour Fillette. C’est notre plan B, notre petite sécurité… Les difficultés ne se mettent pas sur le mode « pause » quand une intervenante est absente.
-Mon garçon pourra lui aussi recevoir des services d’ergothérapie au même endroit, où nous allons déjà aux deux semaines pour de l’orthophonie. J’ai confiance, je sais que nous sommes au bon endroit.
– Mon Homme travaillera en ville, mais il a toujours un emploi et c’est pour quelques mois seulement…
-Toute la famille améliora sa santé en même temps que celle de papa. Son problème de santé peut être bien contrôlé par une médication et une meilleure qualité de vie, alors la motivation ne sera que plus grande.
Donc, plutôt que de me plaindre, je vais continuer de faire le tour des choses positives qui viennent avec nos défis. Hier matin, j’en étais incapable… Mais avec un peu de recul, en y mettant un peu de temps et d’énergie, je vais y arriver. Hier soir, entre amies, je me suis aussi permise quelques commentaires pas trop « jojo » sur ma situation actuelle, mais maintenant, ça va mieux. Savoir aussi que j’ai cet espace où je peux m’exprimer et même y faire des échanges avec vous, me fait beaucoup de bien.
Comme si écrire (et nommer) entamait une certaine guérison… Venir ici me confier me libère la tête, l’esprit et dégage mes épaules sur lesquelles il y a trop souvent le poids du monde, le poids de mon monde.
Alors, « samedi » de me plaindre, mais je vais plutôt vous dire merci!

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