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Épilepsie, quand on t’oublie..

… Et que tu reviens, ça fait mal! Depuis quelques mois, tu étais toujours là, matin et soir, Fillette prenait sa médication à ta santé dans une bouchée de yogourt ou de compote, mais on avait réussi à t’oublier.
Pourtant, la nuit dernière, tu es revenue et depuis, j’ai la larme à l’oeil, la gorge nouée et le ventre qui proteste. C’est que tu m’as fait vivre un nouvel épisode dès plus stressant. Je ne dormais pas, j’étais fébrile sans en connaître la raison et vers 3 h00 a.m., Fillette est venue me rejoindre pcqu’elle avait fait un mauvais rêve. On a discuté un peu, on s’est collée et finalement endormie. À 4h44, je me suis réveillée en sursaut alors qu’à mes côté, ma cocotte était en pleine crise de couvulsions… Je lui parlais, lui flattais les cheveux, le dos, lui expliquant ce qui se passait, comptant les minutes. Une minute. Deux minutes. Trois minutes. 4 minutes…
À 5 minutes, j’ai commencé à paniquer, c’est le temps à ne pas dépasser, celui qui entraîne souvent une visite à l’hôpital en ambulance. À 6 minutes, tout était terminé. Elle a laissé échapper un long soupir, ses muscles se sont relâchés et elle s’est endormie lourdement. À 7 minutes, je me suis effondrée en larmes, à tes côtés. À 20 minutes, c’est ton frère qui s’est réveillé en pleurant, me rappelant à l’ordre, me sortant de ma torpeur. Je suis allée le voir et il est finalement venu prendre place avec nous dans le grand lit (papa étant à l’extérieur). Tous les trois réunis, collés, sous les doudous. J’avais le coeur encore en miettes, mais d’être avec les deux me rassurait, me réconfortait,m’aidait à calmer ma respiration.
Finalement, après un long sommeil réparateur, tu es redevenue ma Camille que j’aime, allumée, curieuse, coquine et surtout très déçue d’être retard, pressée de mettre « un bô rob » (une belle robe) et de partir pour l’école!
À 8 heures de la crise, tu es à l’école, ton frère au CPE et moi, après avoir fonctionnée toute la matinée sur mes réserves et l’adrénaline, mon stress qui me tenait debout m’abandonne et je n’ai que deux désirs: me confier et ensuite aller me choucher. En attendant la prochaine crise… La suite des événements.
Snif! Snif! Snif!

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