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Échec à la maternelle?

Mon amie en parle un peu dans ce texte Et on recommence… . Moi, je ne pensais pas y faire allusion moi-même, comme si je voulais me fermer les yeux, que j’étais dans le déni et que la situation était pour se régler d’elle-même dans les prochains mois.
Je n’en ai pas parlé. Pourtant, j’aurais dû, c’est justement une des réalités qui est difficile à vivre quand on a un enfant différent. Une épreuve de plus, un deuil, un échec.
Pourtant, ma Fillette, en vraie championne multiplie les progrès, avance à tous les jours, se développe en travaillant très fort, entourée d’une merveilleuse équipe. Je l’accompagne dans sa réadaptation lors de ses 4 r.v. hebdomadaire avec des spécialistes (ortho, ergo, pysio, éduc. spécialisée) sans compter tout le travil fait en classe et les ateliers du samedi. Tout le monde se réjouit d’un nouveau mot, d’un trait effectué avec plus d’assurance, d’un brossage de dents réussi, un soulier mis du bon côté.
Voyez-vous, ma princesse fréquente une classe d’adaptation scolaire – langage préscolaire dans une école régulière. Elle est dans un petit groupe de 9 enfants, avec une enseignante et une éducatrice spécialisée à temps plein. MAIS, il n’y a pas de bulletin adapté pour cette classe d’adaptation scolaire. Il semblerait que les enfants du préscolaire ne sont pas assez importantS pour avoir eux aussi un outil d’évaluation adapté à notre commission scolaire. Résultat: les enfants sont pour la plupart en échec! Ce n’est juste pas acceptable de mettre ces enfants en situation d’échec alors qu’ils font d’énormes efforts à chaque minute… Pourquoi une classe spéciale si on n’a pas les bons outils reconnus par la CSSMI?
L’enseignante a travaillé très fort pour faire un document très détaillé qui nous donne un portrait plus juste des progrès de nos enfants et je l’en remercie. Je sais qu’elle a déjà essayé d’en parler avec les conseillers pédagogiques, mais sans succès.
Conclusion, je suis triste et fâchée. Ma fille a droit à un enseignement de qualité (qu’elle reçoit!), mais il n’est pas reconnu et comme parent, on reçoit encore un message officiel d’échec. Pas besoin de ça, ni pour elle, ni pour moi. Nous sommes bien conscients de toutes ses difficultés, MAIS AUSSI DE SES FORCES, DE SES PROGRÈS…
Est-ce que je vais trouver (entre deux suivis téléphoniques, un rapport à compléter, du matériel à adapter, etc…)le temps et l’énergie pour faire changer les choses? Pour faire valoir les droits des enfants qui ont des handicaps? Et si je ne le fais pas, qui le fera? Suis-je prête à accepter encore deux bulletins ainsi? Et si en plus elle doit reprendre sa maternelle, la situation se revivra l’année prochaine encore et encore?

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